Employabilité : le rôle joué par l’entreprise

Tout le monde évoque le « Future of Work » et cela conduit à conclure que c’est devenu un phénomène imparable. Cette lame de fond est guidée par de nouveaux facteurs sociétaux, économiques et aussi environnementaux. Face à cette situation, l’entreprise se doit de s’adapter à cette nouvelle donne. D’ailleurs, l’entreprise n’aurait-elle pas le pouvoir de rendre ce futur possible, équilibré et aussi vertueux ou au contraire, voué à l’échec ?

L’entreprise : une grande responsable de la viabilité du futur du travail

Pour viser la viabilité de ce futur, chaque organisation doit avoir la capacité d’offrir à tous l’opportunité d’investir sur son employabilité. Il consiste ainsi à avoir la capacité de :

  • Développer toutes les compétences requises pour trouver un emploi.
  • S’adapter à de nouvelles formes de travail, à la hauteur de ses aspirations et de ses aptitudes.

L’entreprise joue donc un nouveau rôle et cela annonce une lourde responsabilité, celle de garantir l’employabilité globale et continue du collaborateur. Elle doit donc développer des compétences que le collaborateur pourra mettre en valeur, ailleurs et dans un contexte éventuellement différent.

Les compétences : langage universel et clé de voûte de l’employabilité

Pour aller vers une approche centrée sur les compétences et relever le challenge d’employabilité globale et continue, il faut à tout prix sortir de la logique d’intitulé de poste et de métier. Il faut faire en sorte que la compétence devienne le langage universel et la monnaie d’échange du travail. Alors que les entreprises avaient l’habitude de recruter, d’évaluer et de développer les individus autour de la notion de poste, elles doivent les effectuer autour des compétences afin d’assurer le développement d’une employabilité absolue, inconditionnée aux réalités de l’entreprise ou du secteur concerné.

Remettre la gestion des carrières dans les mains du collaborateur est une nécessité

Normalement, dans une entreprise, un gestionnaire de carrières doit accompagner 50 personnes au plus pourtant dans la réalité, ce chiffre s’affiche entre 350 et 800 personnes. Ainsi, l’entreprise passe à côté de 95% des compétences disponibles en interne étant donné que seulement 5% de la population est réellement accompagnée. Devant cette situation, ne serait-il pas primordial de remettre la gestion des carrières dans les mains des collaborateurs.

Les solutions proposées aux entreprises et aux managers

Dans une entreprise, le développement des compétences doit se faire d’une manière continue pour qu’elles puissent enfin être dynamiques, universelles et mobilisables dans de multiples contextes. Accorder plus de temps à la formation au travers de programmes, de contenus, de mentoring participera grandement à ce développement et à la mise en valeur de l’expérience. Afin de rendre possible ce futur du travail, l’idée est donc de faire de l’entreprise un lieu favorisant la pluralité et l’hybridation des compétences. Avec une entreprise qui passe à une culture où elle produit et développe des talents et des compétences au lieu de mettre en avant une culture où la fonction managériale consomme des talents et des compétences d’un côté. Et avec des managers qui deviennent des RH de proximité en favorisant l’évolution et la promotion verticale et transversale de leurs équipes grâce à leur capacité à générer des talents et des compétences.

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