Aujourd’hui, il est plus que jamais demandé aux salariés de se montrer apte au changement. C’est pourquoi, afin de faciliter sa capacité d’adaptation au marché, il est conseillé aux salariés du secteur privé comme du secteur public, disposant d’un contrat à durée indéterminée voire même d’un contrat à durée déterminée, de faire de temps en temps un bilan de compétences. Ce procédé est loin d’être un privilège réservé aux demandeurs d’emploi. Au contraire, il  participe pleinement au développement d’une entreprise comme bien entendu d’une carrière.

Objectif du bilan de compétences

L’objectif du bilan de compétences est d’analyser les aptitudes du salarié mais aussi ses motivations professionnelles. Plusieurs cas de figure se présentent : soit le bilan intervient à l’initiative du salarié soucieux d’une évolution professionnelle, soit à l’initiative du salarié bénéficiant d’un congé spécifique (le congé de bilan de compétences) ou soit à l’initiative de l’employeur et avec l’accord du salarié dans le cadre d’un plan de formation de l’entreprise.

La loi française permet au salarié de bénéficier d’un congé au titre de la réalisation de ce bilan de compétences s’il dispose d’un contrat à durée indéterminée et justifie de 5 années de salariat (consécutives ou non) dont douze mois au sein de l’entreprise dans laquelle il effectue la demande ou s’il dispose d’un contrat à durée déterminée et justifie de vingt-quatre mois de salariat (consécutifs ou non) au cours des cinq dernières années dont quatre mois (consécutifs ou non) au cours des douze derniers mois. Il est également possible à l’intérimaire de bénéficier de cette opportunité s’il justifie d’une activité salariée d’au moins cinq ans (6 084 heures) dont au minimum 1 600 heures au cours des dix-huit derniers mois dans l’entreprise auprès de laquelle il effectue sa demande, ou 3 200 heures d’intérim sur les trente-six derniers mois dont 1 600 heures dans l’entreprise auprès de laquelle il effectue sa demande.

Bénéficier d’un congé de compétences

Pour bénéficier d’un congé de compétences, le salarié doit établir une demande écrite auprès de son employeur au moins soixante jours avant de débuter le bilan de compétences. La demande doit être précise : elle doit indiquer les dates et la durée du bilan de compétences et le nom de l’organisme prestataire. L’employeur dispose d’un délai de trente jours suivant la réception de la demande pour accorder ou reporter par écrit dans une limite de six mois ledit congé. S’il y a report, celui-ci doit être justifié. Le bilan de compétences s’effectue sur une période maximale de vingt-quatre heures, consécutives ou non. Si le salarié a déjà bénéficié d’une autorisation d’absence pour accomplir un bilan de compétences, il doit respecter un délai de cinq ans avant de pouvoir en réaliser un à nouveau, s’il est toujours salarié au sein de la société.

Le bilan de compétences doit être impérativement réalisé par un prestataire externe à l’entreprise. Il existe de nombreux organismes compétents pour le réaliser et il est même possible pour l’employeur de bénéficier d’une prise en charge des dépenses liées au congé auprès de l’OPACIF (Organisme Paritaire Agréé au titre des Congés Individuels de Formation). Il n’y a donc définitivement rien à craindre de cette opportunité.